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Histoire - De 1800 à 1900

Informations spécifiques

:

Avant 1830

Voyage dans le temps: Pour se rendre de Liège à Esneux, il fallait prendre « le char à bancs » à la Poste aux chevaux dans l’ancienne Cour des Mineurs. Cette voiture partait à 6 heures et demie du matin, arrivait à Aywaille vers 9 heures pour repartir vers Liège, à 4 ou 7 heures du soir, suivant la saison. La distance est de 18 à 19 km.

Le char à bancs était une affreuse patache divisées en deux. A l’avant, se trouvait ce que l’on appelait le coupé, c’est-à-dire trois places réservées qui se payaient en conséquence. A l’arrière, était la rotonde où l’on entassait 6 à 8 voyageurs. Les bagages et les marchandises étaient recouverts d’une toile imperméable. On traversait les rues avec un bruit de ferrailles. On passait par le marché, par la rue Neuvice, par le Pont des Arches, puis on prenait la rue Chaussée-des-près, on traversait le Pont Saint-Nicolas,puis la rue Puits-en-stock, le Pont Saint-Julien, la rue Entre-deux-Ponts, le Pont d’Amercoeur et enfin on arrivait à la grande-route de Liège à Malmedy par Aywaille. Nous entrions à Grivegnée, ensuite nous traversions le hameau de Brialmont et on arrivait à Chênée. Au pied de la montagne de Critchions, la voiture s’arrêtait et les passagers étaient priés de faire l’ascension à pied.

Après avoir laissé souffler les chevaux, on reprenait place dans la voiture pour arriver peu après à Beaufays. A Monchamps, les voyageurs pour Esneux quittaient la diligence et poursuivaient à pied, en traversant le Bois le Comte, Hayen, Hautpré, Avionpuits pour arriver à Esneux-Haut. Le chemin du Bois le Comte était boueux et sillonné de profondes ornières. De liège à Monchamps, il fallait une heure et demie pour parcourir les 11 km. La suite du voyage à pied prenait également une heure et demie.

Une autre possibilité pour se rendre à Liège était de s’embarquer sur un bateau naviguant sur l’Ourthe. Souvent chargé de bois, il descendait la rivière à une lenteur désespérante. Le lendemain, la barque était remorquée par des chevaux qui la ramenait à Esneux.

Racines de villégiature

Retenons le nom des trois pionniers du tourisme, de l’art de voyager au XIXe siècle :
· Grandgagnage
· Pimpurniaux
· Van Bemmel

Ils étaient considérés par nos graves Belges de 1830 comme des originaux.
C’était une époque où le Belge sortait peu de chez lui et cela faisait quasi scandale.

Dans la seconde moitié du 19e siècle : les premiers voyages d’agrément sont le lot de l’aristocratie et de la bourgeoisie.
Les lieux alors fréquentés sont :
- les villes d’eau (Spa, Chaudfontaine, Ostende)
- les plages (Ostende)

Puis vint le tourisme d’un jour, avec
- les excursions en Ardenne
- les visites de villes d’art (Bruges, Gand, Anvers, Namur, Liège)

A cette époque, deux éléments ont joué un rôle dans la répartition de l’espace « touristique » :
 les vallées
 les chemins de fer.

En 1885, la villégiature attire dans ce coin de la vallée un écrivain du groupe hollandais des Tachtigers,  Lodewijk Van Dessel, qui y fait des haltes prolongées en 1887, 1902, 1912 et résume ses impressions de la sorte :

« Une rivière comme l’Ourthe, c’est tout de même quelque chose de merveilleux ! »

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En 1895, Camille Simonis déclarait :

«  Esneux ne possède guère d’industrie. C’est moins encore un centre agricole, le sol étant en général de qualité médiocre. Sa prospérité lui vient surtout de sa situation pittoresque et de la salubrité de son climat qui y attirent, pendant la saison d’été, de nombreux visiteurs »
    La Seigneurie & Comté d’Esneux, 1895.

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