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Patrimoine - La navigation sur l'Ourthe

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Bien avant le projet de canalisation de l'Ourthe, Tilff et Méry furent des fiefs de bateliers. Déjà à la fin du XVIe siècle, les bateliers de Tilff bénéficiaient à Liège, d'un port de chargement et de déchargement en  vertu d’un accès du Chapitre Saint-Lambert du 24 mai 1595.

Du bois, des minerais, de la chaux étaient le fret principalement transporté dans des embarcations à fond plat, longues d'environ 20 m, larges de 2 m et profondes de 85 cm. Le bateau, d'une charge maximale de 7 tonnes, disposait d'une proue très relevée et pointue, renforcée par en dessous d'une tôle métallique d'où son nom de bètchète. Cet aménagement permettait de franchir les "venes" (barrages) et d'emprunter les passes étroites. Les bateaux avançaient soit au "fèré" sorte de gaffe avec une pointe de fer, soit tirés par des chevaux et parfois à la force des bras!

En 1825, un consortium issu de la "Société Générale des Pays-Bas pour favoriser l'industrie nationale" se donne pour mission, outre la mise en valeur des matières premières du Luxembourg, la création d'un canal réunissant la Meuse au Rhin par l'Ourthe, la Sure et la Moselle. Ce projet, oeuvre d'un ingénieur belge, Remy de Puydt, nécessitait l'aménagement des cours d'eau sur 263 km, la construction de 215 écluses pour des bateaux de 60 tonnes, plus le percement de tunnels. En 1827, les travaux, confiés à la "Société du Luxembourg", démarrèrent à hauteur du confluent de l'Ourthe avec la Meuse à Angleur jusqu'à Barvaux. La construction se poursuivit sans interruption jusque 1832, puis sporadiquement en 1836 et 1837 et fut finalement arrêtée, malgré l'avancement déjà important des travaux, notamment les 16 maisons éclusières qui étaient sous toit.

Malgré le succès rencontré en Belgique par la première ligne de chemin de fer mise en service en 1835, le Ministère des Travaux Publics fait reprendre les études en 1838 pour la canalisation de l'Ourthe. En juin 1846, la S.A. "Grande Compagnie du Luxembourg" s'engage à terminer la canalisation de la rivière jusqu'à La Roche. Contrairement au premier projet qui canalisait entièrement l'Ourthe, ce nouveau projet prévoit d'adjoindre à la rivière des dérivations de petite section et les écluses nécessaires. Le nouveau tracé Rivage-en-Pot – Chênée fut achevé en 1854, la section Chênée - Pont de Scay à Comblain-au-Pont, en 1857. La plupart des maisons éclusières de la période hollandaise construites suivant un plan uniforme furent démolies ou profondément transformées.

L'aménagement de la rivière, limité entre Angleur et Comblain-au-Pont, nécessita la construction ou l'aménagement de 11 barrages, de 17 écluses et maisons éclusières qui chacune possède son "style" propre.

Ces travaux permirent un mouillage minimum de 1m20 et l'utilisation de bateaux jaugeant 50 tonneaux qui naviguaient déjà sur la Meuse. Ces bateaux étaient désignés sous le vocable de "hèrna", "ponton d'Oùte" ou "Mignolle", certains sans habitacle, d'autres avec un "rouf' au centre.

Désaffecté en amont d'Esneux en 1917, le canal fut encore utilisé entre Angleur et Tilff durant la guerre 1940-1945.

Il est à noter que la Commission des Monuments et Sites a classé la maison éclusière no7, dite de la Male Eau à Tilff.

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