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Le folklore Tilffois - L'histroire

Informations spécifiques

:
Festivités, organisations diverses ont toujours occupé une place importante à Tilff.
Revues, fêtes, concerts, cortèges fleuris, feux d'artifice, réunions au vélodrome et à l'hippodrome se succédaient.
Il faut aussi mentionner le célèbre pèlerinage à Saint Léger rapporté avec réalisme par les écrivains Auguste Hock et Jules Chalon.
Très connue, cette manifestation amenait une grande foule, laquelle dans sa majorité, après la vénération de la relique, terminait la journée par des réjouissances plus ou moins libres.
Il n'y a pas si longtemps on venait à Tilff à pied, à cheval, en voiture attelée, en vélocipède. Par après, on y vint en bateau-mouche, en chemin de fer.
Les Liégeois s'y donnaient rendez-vous le dimanche. A Tilff, le temps s'écoulait agréablement. On s'y amusait et les établissements, notamment «chez Malherbe» et «chez Werts» étaient réputés pour les «danses aux cachets ».

Pour Tilff, la «grande époque» avait débuté vers 1892 et se prolongea pendant les quatorze premières années du xxme siècle; les manifestations notamment de « Tilff-Attractions », de l'Harmonie des Montagnards, du Cercle «La Concorde» et d'une Société de commerçants furent nombreuses et variées.
Après, entre les deux guerres, les organisations diminuèrent en nombre; pour la plupart elles furent assurées par le Cercle Estival, l'Union des Commerçants et le Cercle Philanthropique.
Particulièrement l'activité carnavalesque, assez brillante jusqu'en 1914, se limita aux traditionnels bals costumés de l'Union des Commerçants et à quelques b'als n"avestis pour enfants.
Les manifestations se déroulaient normalement; toutefois en 1922, le Conseil communal prit l'arrêté suivant:
«Le port du masque, les déguisements et travestissements sont interdits sur tout le territoire de la commune, notamment le dimanche, le lundi et le mardi qui précédent le Mercredi des Cendres, ainsi que le dimanche du laetare.
«Seuls les bals travestis sont autorisés les jours précités ainsi que les samedis précédant les dimanches du Carnaval et de la (sic) Laetare.
«Les personnes qui assisteront à ces bals pourront, étant travesties, circuler dans les rues pour s'y rendre et en revenir, mais seulement après 4 heures du soir, le jour fixé pour le bal et avant 6 heures du matin, le lendemain»
Néanmoins le renom de la localité continuait à être assuré spécialement par un dancing en plein air situé dans la propriété de l'hôtel-restaurant de l'Amirauté.
Il était connu à dix lieues à la ronde à tel point qu'il fut un temps où il suffisait, pour obtenir un billet pour Tilff, de dire «Amirauté» au guichet des stations de chemin de fer de la région liégeoise.
L'activité ne fut plus aussi grande après la guerre de 1940-1945 et Tilff connu une période creuse.
La localité endormie par la guerre ne se réveillait pas.

Mais en 1951, un groupe de jeunes « Les Gais Lurons», dont l'action était principalement philanthropique, formèrent le projet de rendre à Tilff une place digne de son passé et ce, en réorganisant un Carnaval.
Ils s'étaient souvenus avoir entendu les «Vieux Tilffois» conter qu'une année, au Laetare, la localité avait été animée plus que de coutume. Le Carnaval avait été célébré par des « envahisseurs» liégeois.
En effet, pour un motif non précisé, les manifestations du Carnaval avaient été interdites à Liège, et des groupes de citadins décidèrent de le célébrer extra muros. Ils vinrent tout naturellement à Tilff; on en avait j'habitude.
Nous disions, motif non précisé, car certains de nos ancêtres attribuaient la défense liégeoise à une épidémie, d'autres au fait que le port du masque permettait un grand nombre de vengeances personnelles.
Les Gais Lurons réalisèrent leur projet, et c'est ainsi que, depuis 1952, des spectateurs, toujours plus nombreux, se pressent dans les rues de Tilff le jour du Laetare.
Les Gais Lurons assurèrent l'organisation en 1952, 1953 et 1954.
Ensuite, pour des raisons intrinsèques au groupement, un comité spécial fut créé pour le « Carnaval », comité devenu le «Folklore Tilffois », organisateur actuel.
Le Carnaval de Tilff, rappelant les fastes du passé, sortait d'une longue léthargie.
Ce Carnaval manque peut-être de «lettre d'ancienneté », et les savants ès sciences folkloriques peuvent discuter sur son caractère.
Il est toutefois certain que cette manifestation a acquis, en quelques années, une renommée non seulement sur le plan local, mais aussi sur le plan régional.
Elle occupe aussi une place sur le plan national et le journal « Le Soir », dans un article paru en 1962, portait que les Tilffois c ont réussi, en quelques années, à instituer un carnaval qui, pour n'avoir pas des racines aussi profondément plongées dans le passé que ses confrères de Stavelot ou de Binche, n'en a pas moins pris une place remarquée en ce domaine sur le plan national.»
Cette place remarquable le Carnaval la doit à un Comité d'organisation actif et à la participation de la population,
Participation populaire qui, dès le début, se manifesta par la présence de nombreux chars locaux auprès, seulement, de quelques sociétés étrangères et par la naissance d'un premier groupe Folklorique tilffois «Les Joyeux Revenants».
Par la suite, une saine émulation se créera, et nous verrons successivement se constituer le groupe des « Porais », puis celui des « Djoyeûs Djales di So Corti ».
D'autres groupes, typiquement locaux, d'une vie plus ou moins éphémères, animeront aussi le Carnaval; citons notamment les «Ecossais» et les « Gitans».
La manifestation tilffoise offre un caractère mixte; à la fois elle porte des marques propres au carnaval de rues et au défilé.
C'est une manifestation de rues si on tient compte:
- que l'après-midi, dans l'attente du cortège, de petits groupes de travestis masqués intriguent et taquinent gentiment les spectateurs les invitant à une participation active;
- que pendant le cortège, quelques groupes plus turbulents animent la foule, choisissant et entraînant pour l'une ou l'autre facétie des spectateurs non masqués ni travestis;
- que le soir, c'est une liesse générale qui s'exprime dans des cramignons, spécialement lors de l'incinération de la «macrale »;
- que toute la journée, ce sont des batailles de confetti auxquelles prennent part petits et grands.

C'est un défilé si, uniquement, on considère le cortège des chars et sociétés, et les démonstrations-parades devant la tribune d'honneur.
Le Carnaval de Tilff allie aussi deux tendances reconnues: une ancienne qui tendait uniquement au propre divertissement de la communauté locale; une moderne qui veut assurer un spectacle.
Enfin, Tilff présente un Prince élu, dont les habits ressemblent plus à ceux des marquis du XVIlème siècle qu'aux habits des Princes rhénans.
Le Carnaval de Tilff est aussi marqué par un caractère bien liégeois.
L'esprit frondeur est toujours en éveil et prêt à saisir les faits, qui dans l'actualité, permettent une illustration joyeuse ou des quiproquos.
C'est d'une manière gentille que, par des chars, les Tilffois extériorisent leurs sentiments.
Au Carnaval de Tilff on «se sent chez soi ».

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